Les farines animales de retour en Europe? Par Laura Thouny

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Elles n’étaient plus qu’un lointain souvenir, mais les farines animales refont surface. Depuis le 22 juillet, laCommission européenne assure que l’Europe en a fini avec la vache folle. En 2009, seuls 67 cas ont ainsi été décelés dans l’Union européenne contre 37 320 au plus fort de l’épizootie en 1992. Forte de ce constat, la Commission pourrait en venir à assouplir les règles, au point d’envisager de réintroduire les farines animales dans l’alimentation du bétail, pointe le Parisien ce mardi 27 juillet.  

Pas question toutefois de nourrir à nouveau des vaches avec des protéines animales. Ni de nourrir d’autres animaux avec des protéines issues de leur propre espèce, assure Bruxelles. Interdites depuis 2000 à tous les animaux d’élevage, les farines animales avaient été identifiées comme vecteur de la vache folle, qui a fait plus de 200 morts en Europe.  

L’idée avancée par la Commission serait plutôt de lever l’interdiction du recours à certaines farines animales pour nourrir les porcs, les volailles et les poissons. Une mesure réclamée depuis cinq ans par les éleveurs, qui se plaignent notamment d’avoir dû rendre les porcs « végétariens » depuis la crise de la vache folle.  

Cannibalisme animal

Dans un avis rendu en 2009, l’Agence française de sécurité des aliments (Afssa) avance qu’il n’y a pas de risque de transmission de l’ESB aux porcs et aux volailles ». Mais l’agence émet des réserves quant au retour des farines animales, invoquant un risque de « contamination croisée dans les élevages mixte ».  

Pour écarter une contamination par le prion, le « cannibalisme » animal -le fait nourrir des porcs avec de la farine de porc, par exemple- doit en effet être absolument évité, expliquent les experts. Difficile dans les conditions actuelles, soulève l’Afssa. Les filières de production n’étant pas totalement hermétiques, les farines (de porc, de volaille) peuvent en effet être mélangées dès leur préparation. Et être distribuées à des espèces auxquelles elles n’étaient pas destinées. De quoi faire frémir les consommateurs.

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