Les Abattoirs Halal : l’abattage Halal clandestin condamné en France

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C’était le Mardi 29 Janvier 2019 où Le tribunal correctionnel de Montauban a déclaré son dernier verdict concernant l’affaire d’abattage clandestin mené par un couple de Tarn-et-Garonnais. Le couple a été condamné de 12 mois avec sursis et une amende de 7 500 euros chacun, après être reconnu coupables d’avoir mis en place un abattoir clandestin de volailles écoulées sur le marché halal. Après qu’un producteur vivant dans le même département que ce couple a saisi le groupement d’intervention régional (GIR) en 2016, ce dernier a ouvert une enquête qui a permis, selon La Dépêche, de démanteler l’abattoir clandestin dans une ferme d’Orgueil de ce couple dont le mari est un agent administratif de la défense. L’enquête a révélé qu’ils ont vendu près de 76 000 poulets abattus sans autorisation depuis 2014 ; une activité ayant généré un chiffre d’affaires d’environ 670 000 euros non déclarés à la fiscalité. Le sacrificateur qui a fourni la certification halal de ces volailles a, quant à lui, été acquitté.

Une autre affaire était celle du « Aïd El-ADHA » où un agriculteur retraité d’Oermingen, près de Sarre-Union (Bas-Rhin), a ainsi été interpellé alors qu’il participait dans un pré à l’abattage clandestin de moutons. La conséquence était 6 mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende. Âgé d’environ 82 ans, il proposait ses services à des musulmans pour abattre des moutons dans le cadre de la fête de l’Aïd. À leur arrivée, les gendarmes ont découvert dans un pré « une installation de fortune et les déchets de 14 ovins » qui venaient d’être abattus, parmi lesquels « une bête agonisante ». Dépêchés sur place, les services vétérinaires ont euthanasié l’animal et saisi les cadavres pour équarrissage.

Dans les Bouches-du-Rhône, 270 moutons ont été saisis lors de deux opérations de lutte contre l’abattage clandestin de moutons de la fête de l’Aïd, d’après la préfecture et la fondation Brigitte Bardot : 150 moutons ont été saisis avant qu’ils ne soient abattus chez un éleveur de Sénas, et 120 chez un autre à Mouriès.

Les bêtes ont été confiées à la Fondation Brigitte Bardot, partenaire chaque année d’opérations de ce type d’après son porte-parole, Christophe Marie. L’association a concentré ses efforts pour la troisième année sur la région marseillaise, où il existait auparavant « un laisser-aller total » sur le sujet, selon lui. Pour détecter les sites d’abattage illégaux, des survols en hélicoptère ont notamment lieu.

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